Café-ciné

Le passé pour comprendre
Mucem, Forum / Le 24.11 à 15h15

Face aux désillusions des révolutions, un certain nombre de réalisateurs arabes tentent un travail de “restauration” de la mémoire. Plusieurs films de la programmation de ces 5e Rencontres témoignent de ce mouvement dans la production cinématographique récente. Ainsi, Badih Massaad et Antoine Waked, avec leur film Un Certain Nasser (Liban) et Ali Essafi, avec En Quête de la septième porte (Maroc) dressent le portrait de cinéastes fondateurs à l’origine du renouveau formel du cinéma de leurs pays. Mary Jirmanus Saba avec A Feeling greater than love (Liban), Yasmina Benari avec Au Balcon de Titi (Egypte), reviennent sur les luttes sociales et politiques des années 70, questionnant la notion d’engagement et les stratégies politiques à l’échelle de l’Histoire. Avec Le Roman algérien (Algérie), Katia Kameli observe le rapport des Algériens à leur histoire. Le cinéma comme moyen d’exhumer les traces du passé : pour reconstruire des ponts entre passé, présent et futur, donner un sens au présent et témoigner d’une inquiétude, celle de l’oubli. Des films qui révèlent le regard différent des jeunes réalisateurs sur “l’histoire de leur pays”.

Intervenantes : les réalisatrices Mary Jirmanus Saba (A Feeling greater than love, projection le 23.11 à 18h30), Yasmina Benari (Au Balcon de Titi, projection le 24.11 à 14h), Katia Kameli (Le Roman algérienchapitre 1, projection le 24.11 à 14h).

Modératrice : Elisabeth Longuenesse, sociologue et arabisante, spécialiste du travail et des questions ouvrières et syndicales au Liban et au Proche-Orient.

Au-delà des frontières : le cinéma contemporain grec
Mucem, Forum / Le 26.11 à 15h

Ces dernières années, malgré des conditions de réalisation difficiles, le cinéma grec connaît une renaissance et se fait remarquer dans les festivals, de Venise aux Oscars. Cousine géographique et historique des pays arabes, la Grèce partage aussi avec eux nombre de problèmes économiques, sociaux et politiques. Le flux ininterrompu d’images sur les manifestations puis sur l’arrivée de migrants ayant attisé l’intérêt pour le pays, les critiques s’intéressent à l’émergence d’un nouveau cinéma grec, triste parallèle avec le cinéma du monde arabe post 2011. Baptisé par le quotidien anglais The Guardian “the weird Greek cinema” (le cinéma grec bizarroïde), ces films restent malgré tout très peu diffusés en France. Le renouvellement de ce cinéma se situe tant au niveau des scénarios que des formes filmiques. Si la production de documentaires sur les mouvements sociaux s’est accrue, les cinéastes de fiction semblent préférer l’allégorie sociale à la représentation des luttes.

Intervenants : L’artiste pluridisciplinaire Stephanos Mangriotis qui travaille entre Marseille et Athènes sur les sujets de l’immigration, des frontières et de la marginalité interviendra aux côtés du réalisateur et programmateur du FIDMarseille, Hyacinthe Pavlidés, avec lequel il a réalisé le court métrage Blue Sky from Pain, 2016. Ainsi que Olia Verriopoulou, assistante réalisatrice qui a été programatrice de plusieurs festivals tels que Cinéma du réel et Les écrans Documentaires.

Médiateur : Augustin Scalbert, auteur et journaliste

L'actualité des Rencontres

Médiation : Restitution des ateliers d’écriture d’Aflam

Pour la 5e édition du festival, l’atelier d’écriture d’Aflam se construit avec les collègiens de Marseilleveyre, sous l’impulsion de leur professeur d’arabe, Driss El Hachami.  Guidés par le poète et […]

Teaser des 5e Rencontres internationales des cinémas arabes

Si vous êtes déjà nostalgique des Rencontres…

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